La nécrose apicale est souvent observée chez les cultures potagères comme les poivrons, les piments et en particulier les tomates. Il s’agit d’un trouble physiologique provoqué par une carence en calcium. Elle nuit à la bonne croissance des tomates affectées, auxquelles elle donne une allure moins appétissante. Toutefois, il est possible de la traiter avec quelques astuces pratiques.

Comment reconnaître la pourriture apicale de la tomate ?

La pourriture apicale nommée la nécrose apicale également, se manifeste sur la région apicale de la tomate lorsqu’elle est en phase de maturation. La partie apicale se trouve en-dessous du fruit au côté opposé du pédoncule. Des lésions de couleur brun clair apparaissent peu de temps après. Ces dernières se propagent assez rapidement en se développant de manière concentrique et en adoptant une couleur plus foncée quand la tomate devient plus mûre. La zone de la plante atteinte ne garde plus une forme sphérique, mais plutôt une forme plate et elle peut s’accroître jusqu’à la moitié du fruit. D’habitude, ce sont les deux premières grappes qui sont  très affectées. Il est intéressant de noter que dans de rares cas, cette maladie nommée la nécrose apicale s’arrête uniquement à des lésions internes autour des graines, et deviennent par la suite une masse fibreuse.

De quelle façon traiter la nécrose apicale de la tomate ?

Pour traiter la pourriture apicale nommée la nécrose apicale, il est nécessaire de retirer les grappes de fruits atteints afin d’apporter de nouveau un équilibre en calcium sur le reste des plants. Il est également important de rétablir dans les plus brefs délais un apport régulier en eau, tout en préservant la qualité du sol. Les pénuries d’eau sont à éviter dans la mesure du possible. Pour ceux qui constatent qu’ils disposent d’un sol carencé, il leur est conseillé de réaliser des apports de calcium sous forme de dolomie, de chaux éteinte ou de cendres de bois. Seulement, le résultat n’est pas assuré dans ce cas, car les expériences effectuées ne confirment pas encore qu’un apport en calcium dans le sol permettent de lutter contre cette maladie. La fertilisation est une étape essentielle à condition de limiter l’utilisation d’engrais riche en azote. En effet, ce dernier favorise le développement de la végétation au détriment de celui des fruits. Sur le marché, il existe des engrais dédiés spécialement aux cultures de tomates pour assurer leur bonne croissance et les protéger de différentes pathologies.

Comment prévenir l’apparition de la pourriture apicale ?

Cette maladie nommée la nécrose apicale peut être évitée ou soigner. Il faut pour cela redonner aux plants de tomate un confort de pousse optimal. Pendant la plantation, il est nécessaire d’effectuer un bon apport de fumier décomposé, d’engrais spécial pour tomates ou de compost. Bien entendu, le taux d’azote doit être contrôlé pour éviter d’en avoir trop. Pour les sols pauvres en nutriment, il est requis d’y ajouter quelques cendres de bois riches en potassium ou en calcium. Il faudra le faire de manière raisonnable pour ne pas tomber dans l’excès et transformer le pH du sol basique. Or, la tomate se développe plus facilement dans un sol acide. Les apports en eau doivent être réguliers, et non excessifs, en particulier pendant l’été. Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à passer à l’arrosage au goutte-à-goutte. De cette façon, le sol sera toujours humide. Dans la mesure du possible, les jeunes plants doivent être enfuis profondément dans le sol. Il est aussi important de mettre les cultures de tomate à l’abri du vent. Lorsque les risques d’exposition à la maladie sont beaucoup trop importants, la meilleure solution est de se procurer des variétés de plants plus robustes ou moins sensibles à la pourriture apicale nommée la nécrose apicale.